Les sites du patrimoine mondial sont des endroits exceptionnels situés un peu partout dans le monde et considérés comme ayant une valeur universelle exceptionnelle. Pour cette raison, ils font partie du patrimoine commun de l'humanité. Des endroits aussi variés que les Pyramides d'Égypte, la Grande Barrière de corail d'Australie, le Paysage de Grand-Pré au Canada, le Taj Mahal en Inde et le parc national Yellowstone aux États-Unis ne sont que quelques exemples de lieux de la planète qui constituent notre patrimoine mondial.

Les « États parties », comme le Canada, qui ont ratifié la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel de l'UNESCO de 1972 se sont engagés à assurer l'identification, la protection, la conservation, la mise en valeur et la transmission aux générations futures de sites du patrimoine mondial se trouvant sur leur territoire et à éviter de prendre des mesures délibérées qui pourraient porter atteinte aux sites du patrimoine mondial se trouvant dans d'autres pays.

Consultez les liens ci-dessous pour en apprendre davantage sur le patrimoine mondial au Canada et ailleurs dans le monde :

UNESCO

L'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) est un organisme intergouvernemental du système des Nations Unies. Fondée le 16 novembre 1945 après la Seconde Guerre mondiale, l'UNESCO a été créée pour répondre à la ferme croyance des nations, forgée par deux grandes guerres survenues en moins d'une génération, que les ententes politiques et économiques ne suffisent pas pour bâtir une paix durable. La paix doit reposer sur la solidarité morale et intellectuelle de l'humanité.

Aujourd'hui, l'UNESCO a pour objectif de contribuer à bâtir la paix, à éradiquer la pauvreté ainsi qu'à favoriser le développement durable et le dialogue interculturel. L'organisation s'efforce de tisser des réseaux qui nourrissent et soutiennent l'unité et la coopération internationale dans trois secteurs principaux : l'éducation, la science et la culture. Dans le secteur culturel, la Convention du patrimoine mondial est peut-être l'un des programmes les plus largement reconnus parmi ceux que l'UNESCO administre.

Cliquez ici pour en apprendre davantage sur l'UNESCO, notamment sur son histoire, sa mission et ses programmes.

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La Convention du patrimoine mondial

La Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel (appelée la Convention du patrimoine mondial) est un traité international entre les États membres de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). Elle a été adoptée le 16 novembre 1972. Actuellement, 192 pays (les « États parties ») ont ratifié la Convention du patrimoine mondial, dont le Canada en 1976. L'Agence Parcs Canada est le représentant du Canada en tant qu'État partie à la Convention du patrimoine mondial.

La Convention du patrimoine mondial a établi la Liste du patrimoine mondial en vue de reconnaître que certains lieux, naturels ou culturels, sont d'une importance suffisante pour que la communauté internationale dans son ensemble en assume la responsabilité. La Convention a donc pour but d'identifier, de protéger, de conserver, de mettre en valeur et de transmettre aux générations futures le patrimoine culturel et naturel qui est considéré comme ayant une valeur universelle exceptionnelle.

Des critères et des conditions précis à remplir pour identifier les biens à inscrire sur la Liste du patrimoine mondial sont énoncés au chapitre II des Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial. En date du 1er août 2016, la Liste du patrimoine mondial comptait 1052 sites du patrimoine mondial, dont 814 biens culturels, 203 biens naturels et 35 biens mixtes répartis dans 165 États parties. En ratifiant la Convention, le Canada s'est engagé à protéger les sites du patrimoine mondial qui se trouvent sur son territoire et à éviter de prendre des mesures délibérées qui pourraient porter atteinte aux sites du patrimoine mondial se trouvant dans d'autres pays.

Aux termes de la Convention, les États parties ont l'obligation de rendre compte régulièrement au Comité du patrimoine mondial de l'état de conservation de leurs sites du patrimoine mondial. La Convention encourage également les États parties à renforcer l'appréciation du public à l'égard des biens du patrimoine mondial et à rehausser leur protection par des programmes d'éducation et d'information. En outre, la Convention explique comment le Fonds du patrimoine mondial est utilisé et géré, et à quelles conditions une aide financière internationale peut être fournie.

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Parcs Canada, représentant du Canada au Comité en tant qu'État partie

Parcs Canada dirige le volet canadien de la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial, et coordonne la participation et les activités des partenaires provinciaux, territoriaux, municipaux et autochtones. Parcs Canada a également la responsabilité entière ou partagée de la gestion de 12 des 18 sites du patrimoine mondial du Canada. Six autres sont administrés par d'autres autorités, notamment municipales ou provinciales.

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La liste du patrimoine mondial – Liste mondiale

Les sites du patrimoine mondial sont classés comme étant des biens naturels ou culturels, ou une combinaison des deux. En date d'août 2016, 1054 sites ayant une valeur universelle exceptionnelle étaient inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. À l'échelle planétaire, les sites du patrimoine mondial sont situés dans 165 pays et comprennent notamment les biens suivants :

  • les parcs des montagnes Rocheuses canadiennes, au Canada
  • l'arrondissement historique du Vieux-Québec, au Canada
  • les îles Galapagos, en Équateur
  • l'ancienne ville de Damas, en Syrie
  • le sanctuaire historique de Machu Picchu, au Pérou
  • Paris, rives de la Seine, en France
  • l'Acropole, en Grèce
  • la Grande Muraille, en Chine
  • Thèbes antique et sa nécropole, en Égypte
  • Stonehenge, Avebury et sites associés, au Royaume-Uni
  • le Taj Mahal, en Inde
  • le jardin persan, en Iran
  • la Grande Barrière, en Australie

Le site Web du Centre du patrimoine mondial fournit de l'information sur tous les sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. Il est accessible en huit langues et, outre l'information sur chacun des sites du patrimoine mondial, il présente des cartes, des images, des documents liés aux biens, etc.

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La liste du patrimoine mondial – Liste canadienne

Depuis 1976, lorsque le Canada s'est joint à la Convention du patrimoine mondial, 18 des lieux patrimoniaux les plus précieux de notre pays ont satisfait aux critères d'inscription à la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Ces sites représentent certaines des réalisations les plus exceptionnelles de l'humanité, et quelques-unes des créations naturelles les plus inspirantes. Certains de nos sites soulignent l'histoire des migrations humaines planétaires tandis que d'autres témoignent des forces naturelles qui ont façonné la planète. Certains sites ont été témoins de l'histoire de l'évolution de la vie sur Terre, et d'autres encore rendent hommage à des réalisations humaines extraordinaires. Tous ces endroits transcendent les limites de l'espace, du temps et de la langue et présentent au monde entier des récits d'importance internationale sur le Canada.

Voir : Sites canadiens sur la Liste du patrimoine mondial.

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Le Comité du patrimoine mondial

La Convention du patrimoine mondial établit le Comité du patrimoine mondial, qui est un comité intergouvernemental. Il est constitué de représentants de 21 États parties à la Convention qui sont élus pour un mandat de quatre à six ans.

Une fois qu'un bien a été mis en candidature et évalué, il revient au Comité de prendre la décision définitive sur son inscription. Une fois par année, le Comité se réunit pour décider quels biens seront inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. En plus de prendre des décisions relatives à l'inscription de biens, le Comité peut également différer des propositions d'inscription de biens ou les renvoyer aux États parties concernés afin d'obtenir davantage de renseignements.

Bien que le Comité puisse inscrire des sites dans le cadre de ses activités de gestion de la Liste du patrimoine mondial, il peut également en supprimer, si nécessaire. Il gère également la Liste du patrimoine mondial en péril. Il surveille l'état de conservation des sites de la Liste du patrimoine mondial et peut demander aux États parties de prendre des mesures pour s'assurer que les sites du patrimoine mondial sont protégés et gérés de façon appropriée. Le Comité définit l'utilisation du Fonds du patrimoine mondial et offre de l'aide financière aux États parties qui en font la demande.

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Le Centre du patrimoine mondial

Le travail du Comité du patrimoine mondial est appuyé par le Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO à Paris, qui gère la Convention au quotidien. Le rôle principal du Centre est d'assurer le secrétariat du Comité, mais il a également pour mandat de conseiller les États parties sur des questions techniques, d'organiser l'aide financière sur demande et de coordonner la production des rapports sur l'état des biens. Il s'occupe également de coordonner les mesures d'urgence pour les sites menacés et administre le Fonds du patrimoine mondial.

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Devenir un site du patrimoine mondial

Il y a quatre étapes à suivre pour qu'un bien patrimonial devienne un site du patrimoine mondial. Un site peut être proposé pour inscription seulement par le pays dans lequel il est situé. C'est à Parcs Canada que revient la responsabilité de gérer ce processus pour le Canada puisqu'il est l'organisme principal responsable de la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial au Canada.

Étape 1 – La liste indicative nationale

Pour qu'un pays soit en mesure de proposer l'inscription d'un site au Comité du patrimoine mondial, le bien doit être déjà inscrit sur la liste indicative. Cette liste est un inventaire des sites candidats que le pays estime susceptibles de satisfaire à un ou plusieurs des critères régissant l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial. Le Comité du patrimoine mondial examine au plus deux propositions d'inscription par année de la liste indicative de chaque pays.

Étape 2 – Le dossier de proposition d'inscription

Le dossier de proposition d'inscription d'un site est préparé conformément aux exigences décrites dans les Orientations devant guider la mise en oeuvre de la Convention du patrimoine mondial. Il s'agit d'un document détaillé et exhaustif. Le dossier doit clairement démontrer que le site possède une valeur universelle exceptionnelle comparativement à d'autres sites similaires ailleurs dans le monde et qu'il répond à au moins un des dix critères de sélection. (Cliquer ici pour consulter les dix critères en détail.) Ces critères sont toujours examinés dans le contexte des définitions de monuments, de groupes de bâtiments, de sites culturels et naturels, de caractéristiques naturelles et de formations géologiques et physiographiques énoncées dans la Convention. La proposition d'inscription doit également montrer que le bien satisfait aux conditions prévues d'authenticité ou d'intégrité. En outre, elle doit démontrer que le site est protégé et géré en vertu des lois et politiques canadiennes (fédérales, provinciales, territoriales ou municipales), et qu'un plan directeur adéquat est en place pour assurer la protection continue des valeurs qui ont mené à son inscription.

Étape 3 – L'évaluation

Une fois le dossier de proposition vérifié par le Centre du patrimoine mondial, il est évalué indépendamment par l'organisation consultative mandatée par la Convention. Respectivement, le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) et l'Union internationale pour la conservation de la nature fournissent au Comité du patrimoine mondial des évaluations de sites culturels et naturels proposés. Une troisième organisation consultative, le Centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels (appelé ICCROM) peut examiner la proposition, en particulier si un musée est associé au bien. Dans le cadre de l'examen réalisé par ces organisations non gouvernementales internationales, des spécialistes visitent le site proposé afin d'évaluer ses valeurs patrimoniales, son régime de gestion et de protection, et de confirmer l'ampleur du soutien offert par les divers intervenants. L'organisation consultative présente ensuite des recommandations au Comité du patrimoine mondial.

Étape 4 – Le Comité du patrimoine mondial

Le Comité du patrimoine mondial prend une décision sur le dossier de proposition. Il peut inscrire le site sur la Liste du patrimoine mondial, décider de ne pas l'inscrire ou renvoyer la proposition à l'État partie pour obtenir d'autres renseignements. Les décisions du Comité concernant les dossiers de proposition sont prises à l'occasion de sa réunion annuelle, qui a habituellement lieu en juin ou en juillet et est organisée par l'État partie d'où vient le président du Comité de l'année en cours. Le Canada a accueilli deux réunions du Comité du patrimoine mondial : la première a eu lieu à Banff en 1990, et la deuxième à Québec en 2008.

Après qu'un site a été placé sur la liste indicative, le processus de préparation d'une proposition peut prendre au moins deux ans, et parfois bien davantage. Après avoir soumis le dossier de proposition complet, le processus d'évaluation et d'examen prend environ 18 mois.

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Liste indicative du Canada

En 2004, le gouvernement du Canada a adopté sa liste indicative actuelle. La liste indicative est un inventaire des sites candidats pour une désignation au titre de site du patrimoine mondial élaboré dans le cadre d'un processus national d'étude, d'analyse et de consultation. Les sites figurant sur cette liste sont considérés comme étant fortement susceptibles de satisfaire aux exigences de désignation établies dans les Orientations.

En date d'août 2016, cinq des onze sites figurant sur la liste indicative du Canada de 2004 avaient été inscrits comme sites du patrimoine mondial. Les dossiers de propositions d'inscriptions pour les six autres sites en sont à diverses étapes de préparation (voir la liste indicative du Canada).

Le gouvernement du Canada cherche à actualiser sa liste indicative pour le patrimoine mondial, un répertoire des lieux patrimoniaux naturels et culturels les plus susceptibles d’être inscrits à la Liste du patrimoine mondial.

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Gérer les sites du patrimoine mondial et rendre compte de leur état

Le fait de réussir à faire inscrire un bien sur la Liste du patrimoine mondial n'est pas la fin du processus pour le Canada ou les gestionnaires de sites. C'est plutôt le début d'une nouvelle page d'histoire pour le site, page qui devrait s'écrire à perpétuité.

Dans le cadre d'un processus appelé Rapport périodique (voir les paragraphes 199 à 210 et l'annexe 7 des Orientations), les États parties sont tenus de rédiger régulièrement des rapports suivant un cycle de six ans sur l'état de conservation de leurs biens et les diverses mesures de protection qu'ils ont mises en place. Ces rapports permettent au Comité d'évaluer l'état des biens et de juger de la nécessité de prendre des mesures spécifiques pour régler les problèmes récurrents. En collaboration avec les gestionnaires de sites, Parcs Canada coordonne la préparation des rapports périodiques pour les sites du patrimoine mondial du Canada.

Dans le cadre de ces procédures de rédaction de rapports, s'il est établi qu'un bien du patrimoine mondial est menacé, le Comité du patrimoine mondial peut demander un « suivi réactif ». À cette fin, les États parties peuvent devoir soumettre des rapports précis chaque fois qu'une menace potentielle ou perçue risque d'avoir un effet sur l'état de conservation du bien.

Dans des cas exceptionnels, le Comité peut envisager d'ajouter un bien à la Liste du patrimoine mondial en péril, voire le supprimer complètement de la Liste du patrimoine mondial.

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L'emblème du patrimoine mondial

Dessiné par l'artiste belge Michel Olyff, l'emblème du patrimoine mondial a été adopté comme emblème officiel de la Convention du patrimoine mondial en 1978. L'emblème représente l'interdépendance de la diversité du monde naturel et du monde culturel. Il est utilisé pour identifier les biens protégés par la Convention du patrimoine mondial et inscrits sur la Liste du patrimoine mondial officielle, et représente les valeurs universelles exceptionnelles sur lesquelles repose la Convention. Alors que le carré symbolise le fruit du savoir-faire humain et de l'inspiration, le cercle célèbre les cadeaux de la nature. L'emblème est rond, comme la planète, un symbole de protection mondiale pour le patrimoine de toute l'humanité.

L'utilisation de l'emblème du patrimoine mondial est strictement réglementée et déterminée par le Comité du patrimoine mondial, avec les lignes directrices de son utilisation définies dans le chapitre VIII des Orientations. Il convient de souligner qu'avant d'utiliser l'emblème du patrimoine mondial, sous quelque forme que ce soit, une autorisation appropriée est requise. Pour obtenir plus d'information sur son utilisation, veuillez écrire à wh.pm@pc.gc.ca.

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Liens connexes

Site Web du centre du patrimoine mondial

Partenaires du patrimoine mondial

Pour les étudiants et les enseignants

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