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Surplombant le port de St. John’s et l’océan Atlantique, le lieu historique national de Signal Hill, au Canada, est l’attraction la plus visible et la plus populaire de la ville. Désigné lieu d’importance nationale en raison de son rôle important dans l’histoire de la défense du Canada et des communications, Signal Hill offre des vues panoramiques et des déploiements saisonniers d’apparat militaire. On y trouve également la célèbre tour Cabot.

 
Faits

  • Signal Hill a été utilisé pour la défense dès le XVIIe siècle, de même que pour l’observation et la signalisation au début des années 1700.
  • Érigée entre 1897 et 1901, la tour Cabot est le bâtiment le plus célèbre de la ville et une des plus importantes figures emblématiques du Canada.
  • La première communication transatlantique établie par Marconi en 1901 était la lettre « S » en code morse.
  • Le tattoo de Signal Hill relate 150 ans d’histoire militaire à Terre-Neuve.
  • Empruntez les sentiers de randonnée de Signal Hill. Au programme : vues panoramiques et contes historiques.

Défense

Signal Hill a joué un rôle primordial dans les systèmes de défense de St. John’s, des années 1640 jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Les premières défenses connues du port de St. John’s étaient des batteries construites sur la rive, de chaque côté du goulet, pour protéger la ville des attaques navales. St. John’s est tombé aux mains des Français venus de Plaisance par voie de terre, en 1696, en 1705 et en 1709. En 1713, le Traité d’Utrecht a reconnu la souveraineté de la Couronne britannique sur Terre Neuve, ce qui a mis fin, temporairement, au conflit entre la Grande-Bretagne et la France.

En juin 1762, la France s’est de nouveau emparée de St. John’s, cette fois dans le but de renforcer sa position dans les négociations après la perte de Louisbourg et de Québec. En septembre, les Britanniques ont repris la ville lorsque le lieutenant-colonel William Amherst a marché sur St. John’s à partir de Torbay. En s’emparant d’abord de Signal Hill, Amherst a gagné un avantage stratégique sur les Français de Fort William. Ceux-ci se sont rendus après une nuit de bombardements au mortier depuis la colline.

La fortification de Signal Hill a débuté au cours de la guerre napoléonienne. Les batteries de la Reine, Wallace, Waldegrave, du Duc d’York, de la passe Quidi Vidi et de caronades datent toutes de cette période. La colline a servi de derniers retranchements aux garnisons des forts William et Townsend. En 1796, une impressionnante démonstration de force a repoussé une flotte française dirigée par l’amiral de Richery.

Au cours des années 1830, de nouvelles casernes ont été construites à la batterie de la Reine et au sommet de la colline, qui a été fortifiée de nouveau pendant la guerre de Sécession. Au cours de la Première Guerre mondiale, un contingent de la Newfoundland Legion of Frontiersmen s’est installé au fort Waldegrave, dans le passage The Narrows. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont placé de l’artillerie antiaérienne, des canons de défense côtière et une batterie mobile sur la colline.

Communications

Signal Hill a joué un rôle important aussi bien sur le plan militaire que pour la signalisation par pavillons des navires marchands. De 1704 à 1870, les pavillons étaient hissés au sommet de la colline pour aviser la garnison britannique de l’arrivée de bateaux à St. John’s. Avec la montée de la ville comme port commercial d’importance, la signalisation a adopté une fonction mercantile de 1820 à 1958. Au cours de l’histoire, le tir au canon et au fusil a également été utilisé pour indiquer l’heure ou la tenue d’activités militaires.

En 1901, Guglielmo Marconi a reçu le premier signal transatlantique sans fil provenant d’un hôpital situé au sommet de Signal Hill, ce qui a enrichi l’importance historique du lieu dans l’aventure de la communication.

Tour Cabot

L’emblématique tour Cabot a été édifiée entre 1898 et 1900 pour célébrer le 400e anniversaire du voyage en Amérique du Nord de Jean Cabot et marquer le 60e anniversaire du règne de la reine Victoria. Son architecture reflète les liens historiques entre Terre-Neuve-et-Labrador et la Grande-Bretagne et rappelle le rôle défensif de Signal Hill.